Récit Rose A : Chasse interdite !

Partie 1 Introduction du 6 au 16 janvier 2020 Classe de Mme Thomas

C’est un jour d’été, dans le village d’Allinges, dans la campagne. La fille du maire de ce village s’appelle Amélie. Elle a douze ans et ses yeux sont bleu turquoise, ses cheveux sont ondulés et lui arrivent aux épaules, elle a les joues rosées et des taches de rousseur.

Elle habite dans une grande maison moderne où il y a quinze pièces. Sa préférée est la grande pièce à vivre, qui est réchauffée par un grand poêle moderne. Autour de la demeure, il y a un verger plein de pommiers.

Sa famille a un majordome très gentil. Elle a deux sœurs jumelles plus jeunes qu’elle et un frère plus grand. Il arrive qu’il y ait des disputes dans la fratrie. Son frère la taquine et elle n’aime pas cela.

Amélie adore la nature, les animaux et les protège. D’ailleurs, elle a un lapin, qu’elle a adopté à la SPA, et deux chiens, qui se chamaillent beaucoup et qui aiment s’assoir à côté d’Amélie devant le poêle.

Amélie est appréciée par les gens du village parce qu’elle est généreuse et aime aider les pauvres en donnant de l’argent, de la nourriture ou ses beaux vêtements ou en les invitant chez elle pour faire du vélo.

Amélie est très aventurière, elle aime aller dans les bois pour construire de belles cabanes, pour que les animaux de la forêt puissent s’y abriter. C’est dans une de ces cabanes qu’elle se réfugie quand elle se dispute avec ses frère et sœurs. Elle est pleine de bonheur et de joie quand elle est dans son environnement favori, la forêt. Ce qu’elle préfère, c’est la lumière du jour qui transperce les arbres et la cabane.

Partie 2 L’événement perturbateur du 17 janvier au 30 janvier 2020 Classe de Mme Launay

Ce matin, la journée a mal débuté. Amélie et son frère ont voulu faire une surprise à leurs parents en préparant le petit déjeuner. Mais, comme d’habitude, ils n’étaient pas d’accord sur la préparation. Amélie, contrariée décide de laisser son frère s’en occuper tout seul.

– Qu’ est-ce qu’il peut m’énerver celui-là quand il veut toujours tout décider! Vous, au moins, vous me comprenez, venez! J’ai besoin de me détendre, allons à la cabane. dit -elle aux chiens.

Arrivés à l’orée de la forêt, Amélie accompagnée de ses chiens empruntent un chemin épineux. Ils marchent tranquillement en direction des cabanes afin de remettre de la nourriture. Le jour est ensoleillé, une belle journée se prépare. Amélie retrouve la sérénité. Elle se sent remplie d’émotions en observant cette magnifique forêt. Les chiens gambadent et se défoulent.

L’ambiance est à la détente.

Soudain, à une cinquantaine de mètres, Amélie assiste à un merveilleux et émouvant spectacle pour la première fois de sa vie!

– Chut, ne bougez plus… murmure-t-elle aux chiens.

Devant elle, une biche avec son faon se désaltèrent à une source. Amélie les observe attentivement pendant quelques instants puis ils se déplacent. La jeune fille trouve étrange que la biche soit sans son groupe. Elle décide alors de les suivre après avoir ordonné aux chiens de ne pas bouger et de l’attendre.

Elle s’aventure dans la forêt discrètement à la suite de la biche et de son petit. Elle les photographie, les filme avec son téléphone pour montrer ces scènes inoubliables à sa famille.

Après un certain temps, Amélie réalise qu’elle s’est trop aventurée dans la forêt, elle observe autour et se rend compte qu’ elle n’a plus aucun repère. Elle est perdue!

La jeune fille décide alors d’appeler son père, elle compose le numéro, elle entend une tonalité et malheur! Plus de batterie, le téléphone se coupe…

Partie 3 Série d’actions du 31 janvier au 13 février 2020 Classe de Mr Lebarbier

Amélie est en panique car elle ne sait plus quoi faire. Elles tentent d’appeler ses chiens mais ils ne répondent pas à son appel.

Elle marche un moment en essayant de trouver des repères. Elle finit par abandonner et s’assoit à l’ombre d’un arbre.

Amélie a l’idée d’escalader un arbre relativement grand pour avoir une vue d’ensemble et, pourquoi pas, apercevoir sa petite cabane.

La jeune fille grimpe mais, malheureusement, arrivée au sommet, elle ne distingue rien de précis.  Déçue, elle redescend et décide de s’allonger au pied de l’arbre pour se reposer.

Soudain, une détonation retentit ! Amélie aperçoit, au loin, la biche gisant au sol. Des chasseurs l’ont abattue de sang-froid. La jeune fille fond en larme, ce qui attire l’attention des chasseurs.

Les chasseurs s’approchent. Prenant son courage à deux mains, Amélie leur lance que la chasse est interdite ici et qu’il faut respecter la loi en leur désignant un vieux panneau.

Les chasseurs se concertent en chuchotant :

– Si elle le répète à quelqu’un, on est bon pour la prison…il faut faire quelque chose !

Les chasseurs rejoignent la petite fille et l’un d’eux lui demande :

– Que fais-tu ici ma petite ?

– Je me suis perdue, répond-elle, j’habite le village d’Allinges

Les chasseurs lui indiquent la direction à prendre pour retrouver son chemin.

Après plusieurs minutes de marche, Amélie se rend compte que les chasseurs lui ont indiqué une mauvaise direction pour qu’ils puissent prendre la fuite. Epuisée, elle se retrouve face à un immense lac qu’elle ne peut traverser seule à la nage… Elle semble désemparée et ne sait plus quoi faire… Soudain, en contemplant le paysage, elle se souvient que son père lui a souvent parlé d’un immense lac où la biodiversité était incroyable. La description correspond étrangement à l’endroit qui s’étend devant ses yeux…

Partie 4 Résolution du 2 au 12 mars 2019 Classes de Mmes Caro/Mallard

Tout à coup, une idée surgit dans sa tête : fabriquer un radeau. Elle regarde aux alentours et voit un vieil abri de pêcheurs abandonné. La jeune fille court jusqu’à la bâtisse. Elle prend tout le matériel nécessaire pour construire son embarcation. Elle arrache les vieilles planches avec une robuste branche d’arbre. Elle assemble les éléments avec de la corde trouvée au sol. Très rapidement, le radeau prend forme. Toutefois, les rames manquent. Dans ses recherches, elle aperçoit un chiffon orné de cacatoès. Cela fera l’affaire pour hisser un drapeau. Ainsi, elle sera vue de loin. Amélie trouve enfin des rames cachées derrière une porte. Le temps est minuté comme dans un escape game. La jeune navigatrice doit traverser avant la tombée de la nuit.

Satisfaite de son radeau, la bricoleuse le met à l’eau. C’est le moment de le tester. Après quelques secondes, l’embarcation flotte avec un léger bruit de clapotis. La jeune fille sent une âme d’aventurière pousser en elle. Elle avait fabriqué beaucoup de cabanes, d’objets, d’inventions… Mais c’est nouveau pour elle de construire un bateau et de pouvoir flotter. Le risque de noyade est grand. L’eau est un nouvel élément à maitriser pour elle. Amélie approche le bateau de la rive. Elle enjambe sur les planches de celui-ci. Le bateau penche, s’écarte des berges. La navigatrice est déséquilibrée, ballotée dans tous les sens. Le mal de mer se manifeste subitement. Elle prend son courage à deux mains et tente de s’assoir doucement sans chavirer du radeau. Une fois assise, elle tâtonne autour d’elle pour retrouver les rames. Amélie pagaie calmement puis avec une cadence pleine d’énergie. Très rapidement, elle se trouve au milieu du lac, prend une pause pour récupérer un peu de force. Soudain, elle entend ses chiens aboyer. C’est un réconfort inattendu. L’apprentie navigatrice connait ainsi la direction à suivre sur l’eau, pour rejoindre le bon côté de la rive.

Pressée et soulagée, elle se remet à ramer. Très rapidement, elle se retrouve face à ses chiens. Ils jappent, ravis de la revoir. Ses chiens lui sautent dessus. Amélie se retrouve au sol. Les langues baveuses la chatouillent. Elle se sent joyeuse et heureuse d’être sur la terre ferme. Enfin, elle se relève. Les chiens courent pour attirer la fillette sur un chemin boueux. Au loin, elle distingue une construction. Elle ralentit son rythme.

Amélie arrive à la maison. La construction est haute sur pilotis. Le bois choisi est robuste, solide. Le toit est en chaume. On y entre par une échelle modulable. Amélie hésite à s’approcher. Elle craint de rencontrer les chasseurs, les braconniers, les tueurs de biches. Très vite, elle aperçoit une plaque sur la cabane où il est écrit : GARDES FORESTIERS

Elle se sent rassurée, monte sur le palier et à travers la lucarne, aperçoit un visage familier. Son père inquiet était à sa recherche depuis plusieurs heures. Il était là devant ses yeux. Son père avait prévenu la police. Tout le monde était à sa recherche dans le village. Amélie explique ses mésaventures avec les chasseurs, la biche tuée devant ses yeux, la traversée du lac… Toutes ses explications se bousculent dans sa bouche. Le climat dans la salle des gardes forestiers est pesant. Amélie repart retrouver sa famille avec son père. Les gardes s’engagent à retrouver les chasseurs.

Partie 5 Situation finale du 13 au 26 mars 2020 Classe de Mr Pinquié

Ils repartent vers la maison. Après quelques minutes de marche, ils arrivent devant leur habitation. Amélie se jette dans les bras de sa maman, de ses deux sœurs et de son frère, submergée de bonheur. Ce moment de retrouvailles passé, elle leur montre ensuite les photos de la biche et du faon. Ses parents sont très émus par ce spectacle !

  • Je n’ai jamais vu quelque chose d’aussi beau ! dit son père, émerveillé.
  • J’ai de la chance d’avoir une fille aussi aventurière, dit sa mère, le sourire aux lèvres.

Soudain, le frère d’Amélie passe sa tête par la porte de la cuisine et dit, d’une voix dépitée :

  • J’ai fait tomber le pot de confiture sur le petit déj! 
  • Oh, mince ! Tu aurais pu faire plus attention quand même ! dit Amélie. Ah la, la ! Je pensais qu’après mon absence, j’allais te retrouver moins maladroit ! Finalement ta maladresse a un caractère durable, du genre plus d’un mois… pouffa t-elle. Si tu m’avais laissé faire le petit déjeuner, moi, je n’aurai pas fait de catastrophe. Allez, je vais t’aider,je vais m’occuper de ce breakfast ! lui dit-elle, compatissante.

Quinze minutes plus tard.

  • C’est prêt ! crie Amélie.

Tout le monde entre dans la cuisine.

  • Deux toasts pour papa, un café pour maman, un sandwich à la confiture de perlimpinpin pour mon grand frère, dit Amélie en lui adressant un clin d’oeil, deux biscuits pour chacune de mes petites sœurs et pour moi un œuf au plat, annonce Amélie.
  • Amélie, pourquoi tu m’as fait à manger alors que j’avais tout renversé ? demande son grand frère.
  • Parce que je suis gentille et que je veux faire plaisir à toute ma famille, répond Amélie.

On entend sonner à la porte.

  • J’y vais, dit son grand frère.

Deux minutes plus tard.

  • Nous avons attrapé les chasseurs, ils sont derrière les barreaux, disent les gardes forestiers.
  • Je vois que vous êtes en plein repas, dit l’un d’eux.
  • Venez vous joindre à nous, je vais vous faire à manger ! dit Amélie.
  • Avec grand plaisir ! répondirent-ils en chœur.
  • Alors vous voulez quoi, toasts, café ? demande Amélie.
  • Pour moi ce sera un café s’il vous plaît, mademoiselle ? Dit l’un.
  • Moi un œuf au plat, s’il vous plaît, jeune fille, dit l’autre.
  • Vous pouvez me tutoyer vous savez, répond Amélie.

Cinq minutes plus tard.

  • C’est délicieux, disent les gardes en chœur.
  • C’est elle qui a tout préparé, dit le père avec fierté.
  • Merci beaucoup ! répond Amélie en faisant une révérence.

Et tout le monde éclate de rire.