L’homme qui ne tirait pas la chasse d’eau

Partie 1 Introduction du 15 au 26 novembre 2021 Classe de Mme Houdayer

Ce soir-là, à 19h, moi Léon Le Grand, beau et charmant jeune homme, je rentre du travail avec mon chien Roxy, un berger allemand de belle race, fauve et noir. J’admire la Tour Eiffel en passant.

J’ai eu une grosse journée. J’étais sur une enquête difficile de contrebandiers. Mais tout est fini, ils sont derrière les barreaux pour un petit moment.

J’ouvre la porte de la chambre 12 de l’hôtel du quai de Seine , quand le téléphone sonne. Je me précipite. Comme chaque soir c’est maman qui prend de mes nouvelles.

«  Alors mon petit Léon, comment s’est passée ton enquête ? Est-ce que tu vas rester encore longtemps à Paris ? Surtout ne prends pas froid et mange bien ! »

Je réponds et raccroche rapidement car je suis pressé d’aller me coucher.

Je prends mon journal, je m’installe confortablement sur le fauteuil et je ne tarde pas à m ‘endormir.

Partie 2 L’événement perturbateur du 3 au 14 janvier 2022 Classe de Mme Launay

C’est alors qu’une sonnerie lointaine m’extrait de mon sommeil.
C’est mon portable…
Je n’ai pas la force de me lever, quelle heure peut-il bien être ?
2 heures du matin…
Un appel à cette heure là, ce n’est pas normal, je me lève mais c’est trop tard , j’écoute la messagerie.
« Léon, il faudrait que tu viennes immédiatement au commissariat, il s’est passé quelque chose de grave, nous avons besoin de ta présence, fais vite! A tout de suite. »
Mais que se passe-t-il?
J’attrape très rapidement mon blouson et je me précipite au commissariat.
En chemin, les idées défilent dans ma tête, j’espère qu’il ne s’agit pas des contrebandiers, moi qui pensais pouvoir souffler un peu après cette enquête. Je me demande qui m’a appelé je n’ai pas reconnu la voix de mon collaborateur,  certainement un policier de garde qui me connaît.
Je tape mon code devant la porte du commissariat, j’entre, je monte rapidement à l’étage de mon service, tout me semble quand même bien silencieux…à part quelques personnes faisant l’objet d’une arrestation dans la nuit, tout me semble vraiment calme.
J’entre dans le bureau que je partage avec mes deux collègues Franck et Alice, personne!
Ne comprenant pas du tout ce qui se passe, je descends à l’accueil et demande au policier de service où sont mes collègues, s’il a entendu parler de quelque chose.
–Je n’ai vu personne, je ne suis au courant de rien. C’est plutôt calme ce soir, la routine. me répond-il.
Je décide alors d’appeler Franck, au bout de trois appels, je parviens à le réveiller.
– Allô , Léon? Que se passe-t-il ?
– Je suis au commissariat, J’ai reçu un appel, il fallait que j’arrive le plus rapidement possible, il se passait quelque chose de très grave. Regarde ta messagerie, peut-être tu as quelque chose aussi ?
– Ah bon ? Non je n’ai rien du tout. C’est sûrement un petit malin qui a voulu te faire une blague. Retourne te coucher, tu as besoin de repos.
–Oui très certainement, mais ce n’est pas très drôle comme blague! Je suis désolé de t’avoir dérangé, je retourne à l’hôtel.
Je décide alors de ne pas réveiller Alice et je fais le chemin inverse. Je regarde mon téléphone, je réécoute le message . Je ne reconnais pas du tout la voix, et je ne peux pas rappeler la personne car c’est un appel masqué.
Quelle mauvaise blague! je n’ai qu’une hâte, c’est d’aller me recoucher et de faire une bonne nuit.
J’ouvre la porte de ma chambre, et je m’aperçois qu’il y a des traces de terre sur le sol. J’ai certainement dû les déposer tout à l’heure, je nettoierai tout ça demain. Je ne pense qu’à une chose, m’installer confortablement dans mon lit.
Hélas, tout est sans dessus dessous dans ma chambre!!
Le matelas retourné, la table de nuit renversée, les tiroirs du petit bureau sont ouverts, Et le petit carnet de mes enquêtes a disparu! J’ai tellement d’informations dedans!! Je ne l’avais pas remis dans mon blouson, ce n’est pas vrai, quelqu’un s’est introduit dans ma chambre ! Ce n’était pas une blague mais un piège et je suis tombé dedans.

Partie 3 Série d’actions du 17 au 28 janvier 2022 Classe de Mr Dhommée

N’arrivant pas à trouver le sommeil, je décide de chercher des indices et par la même occasion de relever les empreintes de doigts mais aussi les celles au sol. Le lendemain, je retourne au commissariat pour les analyser. Après plus de trois heures de travail, le logiciel de recherches arrive à faire un lien entre les empreintes et un individu. Ni une ni deux, avec mes deux collègues, nous nous lançons au travail. Suite à quelques appels téléphoniques avec nos informateurs, nous arrivons à identifier l’homme. Il s’agit d’un riche personnage, je commence à m’interroger. Pourquoi un homme riche a besoin de mon carnet ? Pourquoi a-t-il retourné ma chambre? Je ne trouve aucune réponse à ces questions. Nous continuons nos recherches afin de localiser son adresse et là grâce à des photographies aériennes, nous avons pu retrouver sa maison. Je décide de me rendre à cette adresse mais à mon arrivée personne, le propriétaire n’est pas présent. Après avoir donné les informations à Franck et Alice,  nous  décidons de lui tendre une embuscade. Après de longues heures d’attente, le voleur ne vient, je décide alors d’abandonner ma cachette. En rentrant à l’hôtel, j’entends une sirène, je me mets à courir afin d’arriver rapidement. Une fois sur mon lit, j’allume la télévision et là à ma grande surprise, je découvre qu’un cambriolage est en cours dans une grande banque. Je reprends mon blouson et repart pour aller sur place. Arrivé, je propose à Franck de bloquer toutes les issues. Mon intuition était la bonne mais l’homme arrive à s’échapper et monte dans sa grosse voiture. Je prends à mon tour une voiture de police, une course poursuite s’engage dans les rues de Paris. Après plusieurs minutes de course folle, la voiture du malfaiteur s’encastre dans un lampadaire. Je descends de mon véhicule avec dans ma main droite un pistolet et dans l’autre des menottes. L’homme n’oppose aucune résistance et met suit sans problème.

Partie 4 Le dénouement du 21 février au 4 mars 2022 Classe de Mme Realini

Je l’emmène menotté au commissariat. J’ai en tête l’idée de l’interroger sur mon carnet que j’ai trouvé sur le siège passager de sa voiture. Un peu plus tard au commissariat, je commence l’interrogatoire de Tony :

« Monsieur Tony, nous avons vu votre carnet dans votre voiture. Pouvez-vous nous expliquer ?

– Non, répond Tony

– D’accord, ça risque d’être compliqué ! Avez-vous volé la voiture ?

– Non

– Pouvez-vous nous dire la vérité.

– Non

– Savez-vous dire autre chose que non ?

– Oui

– Nous avons les meilleures techniques d’interrogatoire : lumière dans les yeux, chatouilles aux pieds… jusqu’à ce que vous crachiez le morceau !

– Heu… OK… je vais tout vous avouer : je ne tire pas la chasse d’eau quand je sors des toilettes, je ne regarde pas des deux côtés avant de traverser et je ne me lave pas les mains avant de manger. »

Je dis alors :

« Euh…et… pour mon carnet ? »

Tony passe aux aveux : il était de mèche avec Franck, mon collègue ! Celui-ci lui a transmis l’information concernant mon carnet dans lequel j’avais noté les codes du coffre-fort de la banque. Quel traitre !!! C’est pour ça que Tony avait volé mon carnet ! Je demande à Tony :

« Mais pourquoi braquer une banque ? Vous êtes déjà riche !

– Je voulais passer des vacances à Hawaï sans toucher à mon argent…

– Et bien vous passerez vos vacances en prison ! »

Partie 5 La situation finale du 7 mars au 18 mars 2022 Classe de Mme Kayser

Tony est emmené au commissariat en garde à vue dans l’attente d’être jugé. Le lendemain matin, Léon se rend au commissariat pour travailler et raconte sa nuit mouvementée à ses collègues, il a compris que Franck l’avait trahi. Chacun retourne à son poste de travail, mais Franck trouve sur son bureau un message : « pas la peine de masquer ton numéro, je t’ai reconnu, sale traitre ».

Quand Léon passe devant le bureau de Franck à l’heure de la pause-café, il surprend une conversation entre Franck et Alice, Franck ne sait plus quoi faire…

Nous apprenons quelques semaines plus tard que Franck a été renvoyé du commissariat et qu’il ne pourra plus jamais exercer son métier de policier. Quant à Léon, il s’est acheté un nouveau carnet qu’il glisse toujours dans la poche de sa veste et chaque fois qu’il tire la chasse d’eau, il pense à cette histoire !