Un trésor caché dans la cité Plantagenêt

 

 

Partie 1 Introduction du 15 au 26 novembre 2021 Classe de Mme Caro

Mathis n’en croit pas ses yeux.

Assis dans le canapé, le garçon blond, sportif cherche énergiquement les résultats des matches de la semaine, lorsqu’il remarque  La une du journal . 

  “ Un trésor caché dans la cité Plantagenêt” 

Personne ne connaît le lieu exact où le trésor se trouve ni sa valeur. Le journaliste avait interrogé un historien. Ce dernier explique avec certitude qu’un trésor se trouve dans la cathédrale St Julien. 

Un membre de la famille Plantagenêt aurait caché sa fortune : des objets rares, des bijoux, des pierres précieuses, de l’or et un instrument de musique l’échiquier. Se sentant menacé, il avait rédigé un testament codé où il indiquait la cachette. Le spécialiste de l’histoire médiévale avait trouvé une partie déchirée du parchemin écrit à la plume, avec du broux de noix.

Mathis interpelle Juliette et lui raconte ce qu’il a lu. Elle ne le croit pas, lui arrache des mains le journal pour vérifier.

– “C’est super pour notre exposé !” s’exclame Juliette.

Juliette est vive, aventurière , passionnée par le Moyen-Âge et aime résoudre les énigmes. C’est pour cette raison qu’ils ont choisi un exposé sur la Cité Plantagenêt. Les deux amis se retrouvent régulièrement dans leur cachette, la maison suspendue de la rue St Pavin de la Cité. 

-Juliette, qu’est-ce qu’on fait ? demande Mathis.

-Il faut que l’on aille à la cathédrale, répond son amie.

  • Je voulais parler de l’exposé, s’exclame le garçon. Je dois aller à mon cours de basket, je vais être en retard.
  • Arrête, je parle de l’exposé et du trésor.
  • Ben,  fallait le dire plus tôt. Alors “Go” réplique Mathis.
  • A nous le trésor ! s’empressa Juliette

Mathis prépare le sac à dos. Il y met : une lampe torche,  un carnet, un crayon pour noter tous les indices, une loupe, un ordinateur, un téléphone portable qu’il a emprunté à sa soeur, deux gros sacs en tissu (s’ils trouvaient un gros trésor), et…des sandwiches!

  • Des sandwiches ?! s’étonne Juliette.
  • Bah oui, si on a faim ! répond Mathis.

Après avoir levé les yeux au ciel, la jeune fille se dirige vers la porte, suivie de son ami. Juliette lui confie son livre sur la cathédrale. Le sportif porte le sac à dos bien rempli.

 Les deux enfants se rendent à la cathédrale St Julien, d’un bon pas. Ils sont en admiration devant cette porte en bois sculptée qui les accueille.

  • “Nous y voilà enfin à la cathédrale ! s’exclame Mathis
  • Oui, je vais regarder un peu partout pour voir si des choses sont intéressantes pour notre exposé, tu m’accompagnes ?
  • Bien sûr ! 
  •  Il fait sombre, donne moi la lampe torche, s’il te plaît.” dit Juliette.

Elle allume la lampe-torche. Ils se dirigent vers les statues en terres cuites.

  • “À quoi peuvent bien servir ses trous ? se demande la petite fille à haute voix.
  • Je vais regarder sur l’ordinateur. Il est écrit que les trous servent à faire la ventilation des statues en terre lors de la cuisson, dit Mathis.
  • Tu pourrais prendre des photos pour notre exposé, réplique Juliette.”

Le garçon prend les trous d’une des statues en photos et s’exclame:

  • “Juliette, viens voir ! Sur la photo on peut voir que dans un trou il y a une autre partie du message codé. 
  • Ce n’est pas étonnant. Cette statue représente Ste Cécile, la patronne des musiciens. Dans le trésor des plantagenêt, il y avait l’échiquier, réplique Juliette sûre d’elle.
  • Pas bête !”

Partie 2 L’événement perturbateur du 3 au 14 janvier 2022 Classe de Mr Poupet

Une fois la deuxième partie du parchemin mise sur le haut du sac à dos, les deux amis sortent de la cathédrale. Ils se sentent très vite suivis par un individu bizarre. Mathis et Juliette font quelques détours dans la cité mancelle, pour essayer de semer le vieil homme. Ils se rendent dans leur cachette de la rue St Pavin, dans cette maison où il leur est arrivé plusieurs aventures. Mais au coin de la petite rue en pente, l’homme surgit de nulle part. Il s’interpose et prend le parchemin qui dépassait de la pochette du sac.

 Surpris, Mathis s’écrie :

  • « Quel abruti, il nous a volé notre découverte !
  • Viens vite, on passe au commissariat porter plainte, s’insurge Juliette, à son tour, choquée.
  • Je le reconnaitrai entre mille ! Il a de drôles d’oreilles qui dépasse de son chapeau gris. En plus sa barbe noire est très longue, rigole Mathis. 
  • En plus, il est mal habillé ! Avec sa chemise à carreaux noirs, et son manteau déchiré sur le côté, remarque Juliette.»

 

Ils se mettent à courir à travers la vieille ville du Mans. Malgré les pavés glissants, les enfants se dépêchent pour aller trouver le chef Macgrégore, ami du papa de Mathis. Soudain, surgit une Peugeot 205, blanche, avec au volant le voleur de parchemin. Juliette remarque que ce sont des plaques belges ! La voiture disparait au premier carrefour.

Ils arrivent essoufflés devant le bâtiment de la police.

Juliette demande à l’entrée de voir M Macgrégore. Ils sont amenés dans le bureau de ce chef très sympathique que Mathis a déjà vu chez lui.

Juliette explique au policier :

  • « Ce monsieur âgé, nous a volé un parchemin précieux que nous venions de découvrir dans une des statues de la Cathédrale St Julien.
  • Et l’autre partie ? questionne le commissaire ?
  • C’est un historien qui l’a. Il a été interrogé par un journaliste hier. Il faut absolument retrouver ce chercheur avant notre voleur, s’énerve Mathis.
  • Nous allons commencer tout de suite nos recherches. Votre description de la voiture va nous aider,  explique M Macgrégore.
  • Nous espérons beaucoup de vos hommes, dit Mathis d’une voix timide.

Les deux amis sortent inquiets, mais plein d’espoir pour la suite. Ils vont tranquillement dans leur cachette de la rue St Pavin. Ils sont contents de trouver au fond de leur sac les sandwichs préparés le matin. Il est 16h déjà.

Leur exposé du vendredi prend une drôle d’allure. Ils prévoient aller discuter avec leur professeur M Cascade, le lendemain jeudi, pour essayer d’apprendre quelque chose sur ce mystérieux parchemin qui devrait les mener vers le trésor et sans doute vers l’échiquier ! La cité des Plantagenets garde encore des secrets.

Partie 3 Série d’actions du 17 au 28 janvier 2022 Classe de Mme Drouault

Après leur journée de classe, les enfants vont interroger leur professeur, M Cascade.

« Bonjour monsieur.

  • Bonjour les enfants !
  • Est-ce que l’on pourrait décaler l’exposé à lundi ? tentent les enfants.
  • Pourquoi donc ? demande leur professeur d’un air méfiant.
  • Parce que nous sommes un peu en retard… il nous manque des informations.
  • C’est d’accord. Mais de quoi auriez-vous besoin d’autres ?
  • On aurait besoin de davantage d’informations sur les monuments des Plantagenêt autour du Mans…
  • Et bien, j’ai un ami archéologue… Vous pouvez aller le voir au musée ; répond M Cascade. »

Suite à cet échange, les enfants prennent leur vélo et se rendent au musée. Ils discutent avec l’archéologue qui leur précise différents lieux historiques comme la cathédrale Saint-Julien, l’Hôtel de Ville, l’abbaye de l’Epau… Il leur conseille avant toute chose de retourner à la cathédrale, d’y faire attention aux moindres détails. Puis, il leur laisse son numéro de téléphone afin qu’ils puissent le contacter au besoin.

Les enfants décident de retourner à la cathédrale Saint-Julien. Ils commencent par inspecter l’extérieur sur les indications de l’archéologue.

« On trouve vraiment rien, se plaint Mathis à Juliette.

  • Allons chercher à l’intérieur ! propose Juliette.
  • OK allons-y, mais restons sur nos gardes, on nous a déjà volé un parchemin, répond Mathis. »

Les enfants entrent dans la cathédrale. Les cloches commencent à sonner pour annoncer les vêpres, il est 18h20. Il ne leur reste que quelques minutes avant que les croyants ne remplissent l’église. Le stress monte, les enfants doivent se dépêcher. Ils entendent du bruit au niveau de la sacristie, c’est sans doute l’évêque qui se prépare.

Pour leurs inspections, les enfants quadrillent par zones.

« Viens par ici Mathis ! Regarde cette statue, elle me paraît étrange ! chuchote Juliette tout en s’interrogeant.

  • Tu as raison ! On dirait qu’elle nous signale quelque chose ! répond Mathis.
  • Comme si le sculpteur voulait faire passer un message. »

Ils s’approchent de l’endroit que la statue pointe, puis fouillent. Elle montre un tableau qui représente une bataille dans laquelle s’affrontent les Plantagenêt de Richard Cœur de Lion face aux Capétiens, menés par Louis VII. Deux rois très chrétiens ayant participé aux Croisades pour tenter de libérer Jérusalem. Les enfants remarquent que la signature du peintre est la même que la sculpture.

En regardant de plus près le tableau avec leur lampe torche, ils voient que le chevalier Richard Cœur de Lion tient sa lance de manière étrange : elle pointe vers le bas. Ils inspectent la direction, mais ne constatent rien ; puis en repensant au cours de symétrie qu’ils travaillent en géométrie actuellement, Juliette lève ses yeux et s’écrie :

« Oh ! Mathis regarde les nuages ! Il y a des symboles !!!

  • A-C-T-I… L- … – A-S… S – D – … T-U-E
  • Mais ça rime à quoi ! se demande Juliette.
  • On dirait un message codé incomplet ! réfléchit Mathis. »

Juliette s’écarte et s’appuie sur le bras de la statue de Saint-Julien… et… CRRRRR ! Le bras de la statue est descendu ! et un bruit métallique se fait entendre au sol. Sur celui-ci, les enfants découvrent une clé rouillée. En repensant au message codé, Mathis s’écrie :

« Mais oui mais c’est bien sûr !!! ACTIONNE LE BRAS DE LA STATUE… »

Intrigué par le bruit métallique et les voix, l’évêque s’apprête à sortir de la sacristie. Les enfants entendent le bruit de la porte, prennent la clé et se précipitent vers la porte. Après avoir parcouru quelques mètres, les enfants s’arrêtent dans un renfoncement de murs où ils avaient laissé leur vélo.

« Ouf ! on a eu chaud ! s’écrie Mathis tout essoufflé.

  • Il est un peu tard, on devrait rentrer chacun chez soi, répond Juliette.
  • OK, dit Mathis, on se retrouve demain matin pour aller à l’école et demain soir, nous irons voir l’historien.
  • Tu gardes le sac à dos avec la clé… tu la caches bien dans le fond ! conseille Juliette. »

Avec excitation et ardeur, ils reprennent leur vélo et se dirigent chez eux.

Sur la même journée, les policiers se renseignent dans leur fichier sur les véhicules volés à partir des informations des enfants et du site des plaques d’immatriculation. Ils constatent que la 205 blanche à la plaque d’immatriculation belge est une voiture qui a été volée dans la préfecture sarthoise, et lancent alors un appel à témoin pour retrouver la trace du véhicule.

Puis grâce aux caméras des routes et aux appels des témoins, les gendarmes repèrent que le voleur s’est dirigé vers Paris.

Les policiers se divisent alors en plusieurs unités pour rechercher la 205 blanche. Certaines de ces unités utilisent des drones, d’autres des chiens… Ils quadrillent les zones alentours de la capitale.

Avec toutes ces informations, ils retrouvent la 205 du voleur dans un terrain vague près de Paris. Ils inspectent le véhicule et découvrent des indices : une carte d’hôtel, ce qui semble être un fragment du parchemin et relèvent des empreintes digitales qu’ils comparent au fichier des criminels recensés.

Ensuite, l’enquête est prise en charge par un des commissariats de Paris, en lien avec le capitaine MacGrégor. Ensemble, ils décident de se rendre à l’hôtel pour suivre la piste du voleur.

Les policiers arrivent à l’hôtel. L’agent d’accueil est déjà occupé avec des touristes. Les policiers montrent leur insigne, et passent en priorité.

« Nous souhaiterions interroger l’homme qui occupe la chambre correspondant à cette carte.

  • Allez-y, deuxième étage, 3ème porte à droite, répond l’agent d’accueil après avoir bipé la carte sur son logiciel. »

Les policiers prennent l’ascenseur et se dirigent vers la porte indiquée. Ils avancent discrètement, et entendent les cris d’un homme qui semble paniqué.

« Oooh le parchemin !!! Il est déchiré !!! Que vais-je faire !!! Je ne vais pas avoir l’argent que m’a promis le patron !!! »

Le voleur sort de la chambre à toute vitesse et tombe nez à nez avec… les policiers, qui l’arrêtent sur le champ !

« Monsieur, vous êtes en état d’arrestation pour le vol d’un parchemin et d’un véhicule.

  • Mais, mais… c’est pas moi ! On… on… on m’a engagé ! se défend le voleur.
  • Dites-nous en plus sur votre commanditaire.
  • J’ai été contacté par un certain M. Cascade qui m’a engagé par Internet, il semblait connaître mes états de service et en être satisfait ; répond le voleur. »

Le lendemain matin, le commissariat appelle les enfants pour les prévenir qu’ils ont arrêté le voleur, qu’ils ont récupéré le parchemin et qu’ils sont bien revenus au Mans. Le capitaine MacGrégor leur précise qu’ils doivent se méfier de leur professeur, M Cascade, car il aurait participé au vol du parchemin. Il les invite à venir au commissariat après l’école pour récupérer le parchemin afin de poursuivre leur enquête.

Avec ces nouvelles, les enfants sont partagés : ils sont contents concernant l’arrestation du malfaiteur et du fait qu’ils vont retrouver le parchemin dans la soirée ; mais aussi inquiets à cause de la dernière information.

Pendant toute la journée de classe, Juliette et Mathis se sentent stressés.

Dès la sortie de l’école, les enfants se rendent au commissariat pour récupérer le parchemin ; remercient les policiers avant de se rendre chez l’historien, détenteur du deuxième morceau de ce mystérieux document.

Quand les enfants arrivent chez l’historien, ils sont surpris de trouver la porte d’entrée entrouverte. Etonnés, ils entrent tout de même, puis découvrent, effrayés, que la maison a été saccagée : des objets gisent au sol, certains sont cassés, des livres ouverts, des feuilles entassées, des tableaux retournés…

Dans ce silence, les enfants perçoivent des pleurs venant du salon. Mathis et Juliette, s’arment de courage, s’approchent et se retrouvent face à la femme de l’historien, qu’ils trouvent en sanglots.

« Qu’est-ce qui ne va pas ? demande Mathis.

  • Mon… mon mari… a disparu, répond la femme en pleurant. Je pense que c’est à cause du parchemin et de l’article du journaliste paru en début de semaine.
  • Que s’est-il passé ? interroge Juliette.
  • Je rentrais des courses… et la porte était ouverte. Et en entrant, j’ai vu que la maison était toute en pagaille. Mon mari avait disparu… je l’ai appelé plusieurs fois sur son téléphone, mais toujours pas de nouvelles… J’espère qu’il ne lui est rien arrivé de grave.
  • On l’espère aussi, disent les enfants. »

Juliette poursuit :

« On contacte la police… tiens Mathis, prends le téléphone et appelle M. MacGrégor, dit-elle en tendant le téléphone à Mathis. Pendant ce temps, je vais interroger la femme de l’historien sur le parchemin. »

Juliette se retourne vers la femme et lui demande si elle a des informations sur le parchemin et où il se trouve. De prime abord, elle hésite, puis se décide finalement à lui expliquer où est le parchemin et leur précise de faire attention. Lorsque Mathis a fini de passer son coup de fil, Juliette lui indique que le parchemin se trouve à la bibliothèque et qu’elle a toutes les informations nécessaires pour retrouver le document. La femme de l’historien reste à la maison à attendre les policiers.

Les enfants arrivent à la bibliothèque Louis Aragon, en plein cœur du centre, se dirige directement au fond de celle-ci en ne se faisant pas remarquer. La bibliothécaire est occupée avec un lecteur habitué, et ne constate donc pas l’arrivée des enfants. Autour d’eux, il y a quelques personnes qui sont en train de choisir méthodiquement des livres ou de lire.

Les enfants continuent de suivre les indications données par la femme de l’historien : ils trouvent, comme indiqué, le portrait d’une femme, appuie à l’endroit précisé et … le mur pivote faisant entrer les enfants dans une nouvelle pièce. Celle-ci est toute petite, elle contient des objets dans des vitrines, collection personnelle de l’historien. Ils se dirigent vers des tiroirs qu’ils ouvrent. Puis dans le faux fond, ils découvrent le précieux parchemin.

Les enfants ont désormais en leur possession une clé trouvée dans la cathédrale et les deux morceaux de parchemin. Ils analysent les deux parchemins et comprennent qu’il fallait bien passer par l’étape de la cathédrale pour récupérer une clé.

« Heureusement, nous l’avons déjà fait ! se satisfait Mathis.

  • Il nous reste à déchiffrer ce dernier indice. »

En rapprochant les deux parchemins, ils lisent ceci : 47°59’27’’N 0°14’31’’E.

Très contents de leur découverte, ils rentrent chez eux tout excité à l’idée de trouver peut-être le trésor !

Partie 4 Le dénouement du 21 février au 4 mars 2022 Classe de Mme Hatton

Cette formule intriguait les deux enfants, mille questions tournaient dans leur tête. En rentrant chez Mathis, ils se mirent à chercher ce que voulait dire 47° 59’… En mangeant leur goûter,

Juliette dit à Mathis que le N pouvait signifier le mot Nord et que le E voudrait dire Est, et que cela pouvait être une direction.

Mathis dit : 

  • C’est  pas faux ….. mais que veulent dire les autres chiffres ? Juliette ajoute que le PETIT ROND  à côté du 47 et du zéro pourrait parler des degrés ! Elle avait déjà vu cette écriture près du congélateur. Mais  pourquoi parlait-on de température ? 
  • Et 59 – 27- 14 et 31 ……..des nombres de PAS  qu’il fallait faire pour trouver le trésor ??…….dit Juliette.

Mais l’autre indice : les petits traits en haut à droite à côté des autres chiffres…..c’était curieux…..

Mathis se mit  à chercher sur Internet pour avoir plus d’explications il a trouvé que les petits traits voulait  dire : minutes et deux traits voulaient dire : secondes. 

Il était déjà 18h30, le père de Mathis rentra, ils en profitèrent pour lui demander si  cette formule lui disait quelque chose et avait du sens. Et là, il pianota sur son téléphone ces données en utilisant une Application  particulière : Google maps en entrant  ces données, car il savait que c’était des coordonnées GPS. Et d’un coup la formule a pris du sens : des calculs  de latitude et longitude.

Surprise : ces coordonnées menaient à L’ABBAYE de L’ÉPAU, haut lieu historique de la région mancelle. 

Mathis et Juliette ont reporté les recherches au lendemain car il était déjà tard, ils en savaient un peu plus, malgré tout. Ils en profitèrent pour demander au père de Mathis de les emmener le lendemain de bonne heure à l’ABBAYE de l’EPAU. Le lendemain matin, le rendez-vous chez Juliette était matinal.
Ce lieu historique servira aussi pour leur exposé mais pour le moment, ils avaient d’autres préoccupations : retrouver l’historien et résoudre l’énigme de l’existence de ce fameux trésor.

– Mathis, as-tu une idée pour retrouver l’historien ? Crois- tu qu’il pourrait être ici, dans l’Abbaye? lui demanda  Juliette.

– C’est possible, mais on peut tout imaginer, dit- il. Il pourrait aussi être dans la cathédrale ce monsieur, retenu dans une cachette. Rappelle -toi ces portes secrètes ou dans la bibliothèque Louis Aragon, dans la cathédrale, il pourrait même être ici. Autrefois, ils étaient très ingénieux pour construire des pièces secrètes, et même des chemins souterrains secrets pour s’échapper, se cacher et prendre la fuite dans les meilleures conditions. Mais qui est derrière toute cette affaire, un suspect a déjà été arrêté et le comportement de notre professeur Monsieur Cascade est suspect.

Lorsque les deux enfants se sont trouvés devant l’ABBAYE de L’ÉPAU, ils ont été émerveillés de la beauté et la grandeur de ce monument historique: très belle Abbaye cistercienne fondée en  1229-1230  par la Reine BERENGERE  de Navarre, veuve de RICHARD COEUR de LION, elle y sera enterrée un an plus tard.
D’ailleurs, on peut y voir son gisant dans la petite salle du chapitre. Mathis et Juliette savaient que ce Gisant  avait été rénové assez récemment.

Juliette se tourne vers Mathis :

– Par où penses-tu commencer ? C’est grand ici …..

– Il faut que l’on reste discret, lui dit-il.

Les deux enfants sont entrés par une petite porte sur le côté Est de l’Abbatiale.  Pas besoin de clé, car les week-ends  permettaient aux visiteurs de voir ce magnifique site. En ce tout début de journée : il n’y avait personne. Ils ont commencé par faire un tour général dans l’Abbatiale, puis dans le dortoir des Moines. Ils ont  aperçu des trappes par endroit mais pas de portes dérobées.
Et les portes des petites salles sur le côté en arrivant étaient toutes fermées, celles-ci ne  devaient rien avoir d’exceptionnel à visiter.
Mathis et Juliette se sont assis sur le muret pour réfléchir.
Juliette se rappela tout à coup de quelque chose et dit à Mathis :

– Au fait, on a oublié de s’occuper de la clé que l’on a trouvé dans la cathédrale. Mathis, sors-la de ton sac !

Mathis sortit la clé rouillée de son sac à dos et frotta avec son doigt machinalement pour enlever un peu de rouille, comme pour la nettoyer. C’était curieux car la rouille s’est enlevée assez facilement. Tout à coup, sur un endroit de la clé, les enfants ont découvert un code numérique :  9917. Ils ne comprenaient rien à ce code.

Mathis, avec une imagination débordante pensa que ce code venait d’une formule scientifique……

– Mathis, réfléchis un peu, c’est peut-être le code d’une porte, ou plutôt d’un coffre !!! Lui dit Juliette.

– Je n’ai pas vu de coffre et toutes les portes que l’on a vues, étaient ouvertes, répond Mathis.
– Attends, rappelle-toi, le cercueil de la Reine Bérengère.
– Ben quoi, dit Mathis.

-À côté du tombeau, il y avait un petit coffre. Viens, on est juste à côté, il faut y retourner, dit Juliette en sautant du muret.

Les deux enfants se sont précipités autour du Gisant de la Reine Bérengère. Mathis, qui avait la clé dans la main cherchait ce qu’elle pouvait bien ouvrir et tout à coup, il aperçut  une forme qui représentait un espèce de petit coffre sur le montant du cercueil de la Reine, du côté de ses pieds. Le trou de la serrure était caché dans un « trompe l’œil ». il fallait vraiment observer et voir qu’il y avait un trou de serrure, ici.

Délicatement, Mathis introduisit la clé qu’il tourna. Comme par miracle, Juliette et Mathis entendirent un petit claquement d’ouverture, la porte d’un petit coffre venait de s’ouvrir.  On pouvait lire une expression d’étonnement  sur  les deux visages de nos deux enfants.
Ils se regardèrent, et dans leur regards complices ils réussirent à se dire sans crier ( pour ne pas attirer l’attention)  :

– Nous l’avons trouvé !!!

Dans le coffre, il y avait quelques pierres précieuses, quelques objets brillants et plus loin au fond , un objet carré comme un damier : c’était le fameux Échiquier, tant cherché.
Juliette et Mathis de dépêchèrent de tout ramasser dans le sac à dos. Il faudra montrer tout cela à de vrais  spécialistes des objets anciens et  le chef de la police Monsieur Mac Grégore.

Ils se sont pressés de refermer le coffre et de partir vers la sortie de l’ABBAYE ROYALE. Il y avait encore peu de circulation à cette heure-ci mais un bus arrivait juste à leur hauteur près de l’arrêt pour retourner dans le centre-ville  en direction du commissariat…….ce n’était pas fini ………il fallait encore retrouver l’historien…….

Partie 5 La situation finale du 7 mars au 18 mars 2022 Ecrivain mystère

Juliette et Mathis grimpèrent dans le bus et restèrent silencieux, il ne s’agirait pas que leur conversation attire l’attention d’autres voyageurs.

Néanmoins, l’esprit de chacun gambergeait : « Où peut bien être cet historien ? Quel rôle M. Cascade, notre professeur a-t-il à voir dans cette histoire ? Notre professeur peut-il être complice d’un voleur ? ». Ni Juliette ni Mathis n’osaient y croire.

Malgré la fluidité du trafic, jamais l’avenue Bollée ne leur avait paru aussi longue.

Ayant repéré l’arrêt à proximité du commissariat, les deux enfants sautèrent souplement du  bus pour aller pousser la porte de l’hôtel de Police. M. MacGrégor avait donné consigne à l’accueil de conduire les deux jeunes directement à son bureau. Et c’est ainsi que Juliette et Mathis pénétrèrent sans encombre et rapidement dans le bureau du commissaire qui était en compagnie de M. Cascade. Le demi-sourire de leur professeur commença par les rassurer…. à moitié !

C’est alors que le chef de la Police expliqua aux enfants que le compte internet et les mots de passe de tous les réseaux sociaux de M. Cascade avaient été piratés et que des gens mal intentionnés avaient récupéré ses données personnelles pour usurper son identité. Ensuite, ils leur avaient été facile de recruter un complice (notre voleur) et de se faire passer pour M. Cascade. Ouf, voilà au moins une énigme de résolue.

  • Mais qu’est devenu l’historien ? s’écrièrent en chœur les deux enfants.
    • Nous venons de recevoir un appel téléphonique de son épouse, il est sain et sauf même si les cordes qui entravaient ses poignets l’ont blessé superficiellement. Il a été retrouvé derrière le square Dubois, au dessus du tunnel. Les investigateurs de cette affaire l’ont relâché afin de prendre la fuite. Il a ainsi pu rejoindre un restaurant à proximité et a pu téléphoner à sa femme pour le rassurer. Quant aux commanditaires, nous les recherchons grâce à leurs téléphones portables qui bornent car les antennes relais seront nos alliées pour les repérer. Croyez-moi, c’est une affaire de minutes, nos brigades motorisées ne mettront pas de temps à les retrouver et les arrêter.

Juliette et Mathis n’avaient plus qu’à passer chercher leur boisson  gazeuse préférée et des biscuits chocolatés croustillants au supermarché du quartier avant de regagner leur cachette, cette maison suspendue de la rue St Pavin de la Cité.