Récit Rouge A : Le Mystère de la  Place Vendôme

 

 

Partie 1 Introduction du 15 au 26 novembre 2021 Classe de Mme Hatton

Au coeur de Paris, dans le 1er arrondissement, la place Vendôme est connue à travers le monde entier pour accueillir les plus prestigieux noms de la bijouterie, de la joaillerie et de l’horlogerie. Mais si elle est aujourd’hui un symbole de luxe à la française, la Place Vendôme conserve en ses pierres les traces d’une histoire de France mouvementée : Louis XIV, Napoléon……

C’est à la fin du 19ème siècle, en même temps que l’ouverture du célèbre hôtel :         « Le Ritz », palace réputé, que de nombreux joailliers quittent la Rue de Rivoli pour s’installer sur l’ancienne Place Royale. Le premier grand nom est celui de Frédéric BOUCHERON, puis CARTIER, CHOPARD, ROLEX…, CHANEL, DIOR, VUITTON …… et bien d’autres suivront.

En quelques décennies, la Place Vendôme est devenue la capitale mondiale des bijoux et du luxe. Derrière les vitrines qui se succèdent autour de le grande colonne, les plus belles créations au monde et les plus belles pierres précieuses étincellent de mille feux, dans un écrin de pierre magnifiquement préservé.

&&&

Alexandra est une jolie fille de 21 ans aux cheveux bruns et aux yeux d’un bleu profond qui habite dans une péniche située sur la SEINE en plein coeur de Paris. Depuis peu, elle vit en compagnie de son copain : Léonard. Alexandra a le tempérament d’une jeune fille joyeuse, elle est très douce et très soigneuse. Elle aime les animaux : elle a un chien, un chat et une tortue.

Elle avait commencé des études pour devenir détective depuis Septembre, elle commençait à avoir quelques bons réflexes d’officier de……justice. D’ailleurs, elle ne se séparait jamais de son petit carnet où elle écrivait tout sur son travail d’enquêtes.

Tout était inscrit sur son carnet : des indices, des détails plus ou moins étranges, des choses bizarres qu’elle imaginait quand elle croisait quelqu’un ou qu’elle observait des gens dans une file d’attente. Elle y avait même inscrit des témoignages de coupables lors de ses premiers interrogatoires.                                                                                             C’était sa façon à elle d’aider les policiers lors de petites enquêtes de vols, même si elle n’en avait pas vraiment reçu l’autorisation. C’était une vraie SHERLOCK.

En se réveillant ce matin-là, la journée avait mal commencé, son réveil n’avait pas sonné. Devant sa tasse de thé, elle pressentait que ce 29 FEVRIER de l’année 2000 allait mal se passer. Elle se dit que c’était un peu étrange de vivre une journée qui ne revenait que tous les 4 ans…… Elle n’avait pas de superstition mais quelques appréhensions. Heureusement que son anniversaire tombait à une autre date.

« Si j’allais me recoucher, pensa-t-elle »…., mais un coup de téléphone lui redonna le sourire : – ses cousines ….

Catastrophe, au moment de partir, elle ne trouvait pas son carnet sur le petit guéridon à l’entrée, qu’elle voulait montrer à ses cousines. Tant pis , elle partirait sans l’avoir retrouvé.  Décidément, la journée commençait mal.

Heureusement, ses cousines lui permettraient de passer un bon moment.

Léa et Chloé : des jumelles….des vraies…. se promenaient dans la ville en attendant de retrouver Alexandra dans leur café préféré….

Elles avaient 18 ans, des cheveux châtains bouclés, le seul petit détail qui les différenciait c’était la couleur de leur yeux. C’était leur mère qui avait les yeux bleus-gris. Elles en avaient hérité mais de manière particulière, on appelle cela les yeux             « vairon ». Toutes les deux avaient un oeil bleu et l’autre gris mais ce n’était pas le même.

« Seul un OEIL averti les différenciait ».

Ces jumelles étaient inséparables et très gentilles, elles étaient toujours prêtes à rendre service, elles avaient beaucoup d’amis. Elles travaillaient bien. Plus tard, Léa aimerait devenir danseuse et Chloé, footballeuse professionnelle.

Quand leur maman leur avait demandé de garder leur petit frère : Gaspard 5 ans, en fin d’après-midi de ce Mercredi  29 Février, elles avaient répondu qu’elles pouvaient le faire.

Alors, Alexandra qui passait un bon moment avec ses deux cousines préférées décida de les accompagner pour garder ce petit bambin : Gaspard, un peu turbulent parfois.

La maman de ces trois enfants charmants s’appelle Laëtitia, elle avait 40 ans, elle était blonde aux cheveux longs. Elle portait souvent des talons  et de jolies robes. Elle adorait le bleu. Tout le monde la trouvait gentille. On lui faisait souvent des compliments car elle avait de beaux yeux gris-bleus et de beaux  enfants. Elle était polie et généreuse. Son mari : Richard, était souvent en déplacement pour son travail.

Dans la bijouterie de la Place Vendôme où Laëtitia travaillait, la maman des jumelles était reconnue comme une excellente vendeuse. Elle manipulait les pierres précieuses qu’elle présentait à de riches clients, et vendait des pièces de bijouterie ou de joaillerie exceptionnelles, comme des diadèmes et des couronnes à des princesses du Luxembourg, de Suède, de Norvège ou de Belgique.

La maman des jumelles racontait peu ce qu’elle faisait pour éviter que les gens ne  sachent et au cas où ils seraient tentés de venir les voler. C’était un métier avec des domaines un peu secrets.

Laëtitia était un peu soulagée que les filles s’occupent de Gaspard, elle avait pourtant prévu de rentrer plus tôt ce jour-là mais elle devait rester un peu plus longtemps à la bijouterie  .

Après avoir récupéré Gaspard, les jumelles accompagnées de leur cousine  Alexandra étaient ravies de se retrouver à la maison pour un bon goûter. Comme d’habitude, la première chose que Léa faisait en arrivant, c’était d’allumer la télévision, même si elle ne la regardait pas car cela faisait un bruit de fond dans la maison.

La chaîne qui passait, c’était les INFOS dont personne ne se souciait……….

Partie 2 L’événement perturbateur du 3 au 14 janvier 2022 Classe de Mme Drouault

Les filles s’installèrent dans la cuisine pour le goûter. Léa sortit du placard un reste de gâteau qu’elle posa sur la table et mit en route la cafetière.

« Aah que je suis contente de vous retrouver aujourd’hui… avec chacune nos occupations, ça faisait longtemps, dit Alexandra. Cependant, je suis un peu inquiète, je me suis rendue compte ce matin en sortant, que je ne trouvais plus mon carnet… »

Elles continuèrent à discuter des enquêtes, de leurs parents, de leurs amis en commun, le tout en buvant une tasse de café et en dégustant le gâteau. Ainsi, elles échangèrent de longues minutes sur leur quotidien.

Gaspard, trouvant le temps long, arriva en courant, bouscula Léa, qui renversa son café. Elle s’écria :

« Gaspard, fais un peu attention !

– Mets moi un dessin-animé ! répondit-il, en trépignant.

– Primo, on dit le mot magique ; deuxio, tu t’excuses auprès de ta sœur ; et tertio, tu attends que l’on finisse le goûter. On a bientôt terminé…, dit Chloé.

– Le mien est déjà terminé, hein Gaspard, dit Léa en regardant son petit frère avec un air de reproche. Va vers la télé le temps que j’éponge la table, et je te rejoins. »

Chloé et Alexandra finissaient leur discussion, en même temps que leur café ; tandis que, Gaspard se dirigeait vers la télévision.

Arrivé devant l’écran, Gaspard s’écria :

« Venez vite, venez voir !!! Y’a maman à la télé !!!

– Mais n’importe quoi Gaspard ! Arrête de raconter des salades ! répondirent ses sœurs d’une même voix.

– Mais siiiii, c’est devant la bijouterie ! Et y’a des gendarmes ! »

Les deux jumelles et Alexandra, douteuses, décidèrent finalement d’aller voir cela de plus près. Lorsqu’elles arrivèrent devant la télévision, elles se rendirent compte que Gaspard avait raison. Elles n’en crurent pas leurs yeux. Elles restèrent scotchées devant l’écran pendant quelques secondes.

Puis Léa prit la télécommande, monta le son pour écouter le journaliste.

…Une bijouterie a été cambriolée sur la place Vendôme. Nous avons déjà interviewé l’employée qui était présente sur le lieu, elle nous a donné quelques renseignements : il semblerait que les malfaiteurs soient deux, qu’ils aient utilisé des fumigènes très puissants, qu’ils aient des tatouages aux avant-bras et qu’une page d’un bloc note avec le dessin d’une flamme ait été laissée sur les lieux du vol. Ils se seraient enfuis en fourgon, des témoins affirment que celui-ci était noir et qu’il s’agirait d’une Mercedes. La plaque d’immatriculation n’a été relevée que partiellement. Les dernières lettres sont DG. Après son inventaire, la vendeuse estime que le vol du butin revient à 30 000 000 €. Les vidéos des caméras de la bijouterie sont en ce moment même analysées par les enquêteurs…

Après toutes ces annonces, Alexandra s’interrogea et s’écria :

« Mais, tous ces détails, ce mode opératoire avec les fumigènes et le dessin me disent quelque chose ! J’ai l’impression d’avoir déjà noté ces informations… Ça me rappelle le couple DRAGON ! C’était il y a deux ans, il y avait déjà eu un vol dans une bijouterie, c’était déjà sur la place Vendôme… je crois que c’était la bijouterie Chopard ! »

Alexandra demanda des feuilles à ses cousines pour écrire les informations dont elle se rappelait avoir écrit dans son carnet. Ensuite, elles décidèrent d’aller sur le lieu du méfait…

Partie 3 Série d’actions du 17 au 28 janvier 2022 Ecrivain mystère

Avant de partir, les jumelles confièrent leur petit frère Gaspard à leur voisine, la place d’un enfant de cinq ans n’était pas sur un lieu de cambriolage. Arrivées sur place, les gyrophares des véhicules de police bloquaient le place Vendôme, elles n’arrivaient pas à couper le cordon des policiers. Imaginez trois jeunes filles, hors de question que les forces de l’ordre les fassent pénétrer dans le périmètre de sécurité. Elles eurent beau dire que c’était leur mère qui se trouvait dans la bijouterie, les jumelles étaient refoulées. De son côté, la tête d’Alexandra fourmillait de questions. Et si mon carnet avait été volé et si cette feuille abandonnée sur place venait de mes écrits. Le trio dut patienter presque une heure avant d’être autorisé à retrouver Laëtitia. La mère de famille était sous le choc. Un commissaire, devant l’insistance de trois jeunes, finit par accepter de les accueillir dans l’arrière boutique de la bijouterie. Les étreintes mêlées de la joie des retrouvailles et des pleurs de frayeur durèrent quelques minutes avant que Laëtitia ait pu exprimer ses émotions. Certes, les voleurs en voulaient davantage au butin qu’à la vie de l’employée de la bijouterie mais Laëtitia avait eu la peur de sa vie. Retrouvant peu à peu ses esprits et la parole, elle expliqua que les cambrioleurs l’avaient enfermée dans un placard pendant qu’ils dévalisaient les vitrines.

Pendant que Léa et Chloé réconfortaient leur mère, Alexandra se présenta au chef des enquêteurs qui, dans un premier temps, lui réserva un accueil mitigé. Qu’est-ce que cette jeune fille pouvait bien avoir à lui dire ? pensa-t-il. Il avait une enquête sérieuse à conduire, lui ! Seul le détail de la page de bloc notes avec le dessin de la flamme pouvait retenir son attention.

  • Monsieur, pouvez-vous me montrer la feuille du boc notes ?
  • Non Mademoiselle, c’est le secret de l’enquête.
  • Mais, Monsieur, mon carnet d’enquêtes a disparu et je voudrais savoir si la feuille en est issue.

Stupéfait, le commissaire consentit à lui montrer.

  • Oui, c’est mon dessin, cette feuille a été arrachée à mon bloc notes.

Soudainement, Alexandra se retrouva, peut -être pas suspecte mais reliée à cette affaire.

Alors le commissaire reprit la parole :

  • Où et quand avez-vous vu votre bloc pour la dernière fois ?

Alexandra bredouilla car c’est seulement ce matin du 29 février qu’elle s’était aperçue de sa disparition. Quelqu’un s’était-il introduit chez elle ? L’avait-elle perdu lors d’une promenade ? Pour elle le mystère restait entier.

Les policiers lui demandèrent de venir au commissariat dès huit heures le lendemain, accompagné de Léonard, le garçon qui partageait sa vie, afin de savoir s’il pouvait dire quelque chose à propos de la disparition du bloc notes.

Partie 4 Le dénouement du 21 février au 4 mars 2022 Classe de Mr Poupet

Alexandra se remit en route et décida de se poser dans le jardin des Tuileries, proche de la place Vendôme, endroit stratégique pour les voleurs de bijoux. Elle s’assoit sur un banc et se laisse aller à sa réflexion. Son carnet lui a permit de mettre en lien le cambriolage de la bijouterie où travaille sa tante et un couple de malfrats: « Les DRAGONS ». Elle doit absolument retrouver son carnet précieux pour pouvoir apporter des preuves à la police parisienne.

Apaisée, elle voulut longer la Seine à proximité. Du haut du quai elle aperçut un carnet de la même couleur que le sien flotter à la surface de l’eau. Elle se mit à courir pour attraper son petit bloc. Elle s’apprêtait à traverser le fleuve par le pont Royal, quand soudain un jeune policier lui sauta dessus et la poussa par dessus bord. Elle eut juste le temps de reconnaître son visage. C’était le policier qui l’avait laissé passer dans la boutique, avec ses deux cousines!

Dans son malheur, elle réussit à reprendre ses esprit. Sachant correctement nager, elle rejoint la berge et arrive en même temps à prendre son carnet tout mouillé. Plusieurs personnes, attirées par les cris, l’aident à se remettre de ses émotions. Alexandra est ravie d’avoir en ses mains son carnet. Il était très humide. Il manquait une page, mais les textes étaient visibles. Elle demande aux gens aimables de la conduire rapidement chez ses deux cousine pour leur faire part de sa mésaventure. En effet, ce soir, son compagnon Léonard était au match PSG / ANGERS, au parc des Princes. Elle ne voulait pas rester seule.

Alexandra raconte tous les derniers événements à Léa et Chloé devant les yeux écarquillés de sa tante Laetitia. Son passage au jardin, le carnet qui flotte sur la Seine, le faux policier qui la pousse à l’eau, son sauvetage…

Elles épluchent les renseignements et se concentrent sur le cambriolage d’il y a deux ans. Celui de la bijouterie « CHOPARD ». Elles découvre, déjà, la présence d’un fourgon « Mercedes » noir. L’immatriculation complète était inscrite: AA -767 – DG. La police pourrait retrouver facilement le véhicule et ainsi mettre la main sur les malfaiteurs. Il y avait aussi notifier à la même date le nom d’une maison en région parisienne. Elle s’appelait: « ELPOUC NOGARD ». Une pâquerette était dessinée pour faire comprendre le nom de la rue. Ni numéro, ni ville n’apparaissaient. Les filles sursautent quand Léa crie:

  • Lisez à l’envers! Vous ne voyez rien! « Couple Dragon! »
  • Gagné! La preuve commence à se dessiner.
  • Nous iront ensemble retrouver notre policier, le vrai!

Soudain, le portable d’Alexandra retentit. Léonard est au bout du fil, essoufflé.

  • Je suis bien au match. C’est la mi-temps. La mascotte Germain, le lynx, s’est montrée en spectacle pendant cette pause. Avec son costume il a couru, il a trébuché et est tombé par terre. Une de ses oreilles s’est cassée. Devine ce qui est apparu? De petites pierres précieuses sont tombées sur la pelouse. Elles brillaient comme si c’était des diamants. Je pense que cela peut t’intéresser. Je suis dans la tribune « Boulogne ». Je suis trop éloigné pour faire quelque chose. Les stadiers ramassent tout. Mais je pense que tu peux tout raconter à la police.
  • Un grand merci Léo, mon chéri. Tu me rends un grand service. Bonne deuxième mi-temps et allez Kilian! Elle raccroche toute sonnée par ces nouvelles.

Les jeunes filles se réjouissent de ces événements de la soirée. Elles programment de se retrouver le lendemain matin, comme prévu, devant le commissariat à huit heures précises. La nuit va être longue et le sommeil difficile à trouver. Mais le dénouement est proche….

Partie 5 La situation finale du 7 mars au 18 mars 2022 Classe de Mme Caro

Suite à cet événement inattendu, l’arbitre décide de retarder la deuxième mi-temps de quelques minutes. La sécurité du stade arrive déjà sur les lieux . Les agents de  sécurité se ruent sur la mascotte et l’immobilisent en quelques secondes. Très rapidement, tous les diamants sont ramassés et mis dans une pochette plastifiée.

Léonard accourt sur la pelouse et présente sa plaque de police. Le policier emmène le brigand au commissariat, suivi d’un agent tenant le butin.

Alexandra accompagnée de Laetitia, surgissent de leur voiture. La jeune détective claque la porte de son véhicule et marche d’un pas décidé.

A ce même moment, Léonard arrive avec la sécurité aux abords du commissariat.

L’interrogatoire peut enfin commencer. Les policiers découvrent enfin le visage de la mascotte. Une jeune femme blonde, sûre d’elle , apparait sous cette fourrure ridicule de lynx.

Sur un ton menaçant, un des policiers commence l’interrogatoire. Très vite, la voleuse décline son identité. Il s’agit d’un des membres du  » couple Dragons ». Mais le plus extraordinaire, c’est aussi …….la soeur d’Alexandra.

Il arrivait à Alexandra de raconter quelques éléments de ses enquêtes, à sa soeur. Celle-ci obtenait ainsi, de précieuses informations pour l’organisation des vols. Le couple Dragon pouvait agir en toute sécurité. Jusqu’au jour, où un individu a compris le petit manège du couple Dragon. A la suite du vol de la bijouterie, le mystérieux individu avait menacé de tout dévoiler à la police si le couple Dragon ne remettait pas les diamants volés, lors du match.

Les diamants sont remis à la bijouterie. Le couple Dragon est démantelé et passera un certain temps en prison. Alexandra est mise hors de cause. Sa soeur avait utilisé des feuillets de son carnet. Le conjoint de sa soeur « le faux policier » l’avait bousculée dans la Seine.

La police poursuit son enquête., à la recherche de l’individu mystérieux et d’un diamant disparu dans la pelouse !