Récit Vert C Un rêve pas comme les autres

Partie 1 Introduction du 6 au 16 janvier 2020 Classe de Mme Drouet

Jules habitait en campagne dans un petit hameau du Nord-Ouest de la France. Il restait des heures à observer la nature et les animaux.

En 1952, Jules avait 10 ans. Il était blond aux yeux verts. Grand et plutôt fort pour son âge, on le reconnaissait facilement dans le village grâce à sa salopette délavée, raccommodée et bien trop courte pour lui.

Ce partisan de l’école buissonnière, a perdu son papa en 1944 pendant la bataille des Ardennes. Son goût pour la liberté, le conduisait souvent à s’éloigner de chez lui de longues heures pour observer depuis sa cabane perchée sur un chêne, les derniers marcassins nés du printemps, les faisans, les chevreuils et les hérons cendrés.

Tous les jours, il revenait chez lui pour aider sa maman et participer aux travaux des champs; le travail, les semis et le débroussaillage des haies couvertes d’arbustes épineux n’avaient plus de secret pour lui.

Pa rtie 2 L’événement perturbateur du 17 janvier au 30 janvier 2020 Classe de Mme Ledru

La maman de Jules était très fatiguée donc elle pensa qu’elle pouvait aller chercher son fils à l’école pour qu’il aide aux champs. Elle trouve le maître en plein milieu de la cour.

Bonjour, je viens récupérer mon fils Jules Fischeur, qui est en CM1. At-il bien travaillé aujourd’hui?

– Bonjour Mme Fischeur, désolé mais nous ne connaissons pas de Jules en CM1!

– Mais, je l’avais inscrit! Commentaire est-ce possible? Il va m’entendre ce soir!

– Calmez-vous madame…

– Non ! Je ne me calmerai pas, je paye l’école pour rien! J’ai dépensé toutes mes économies pour son éducation!

– Je suis désolé pour vous madame, mais on ne rembourse pas…

– Au revoir monsieur! dit-elle en colère.

– Au revoir Madame.

Pendant ce temps-là, Jules était dans sa cabane et il observait les oiseaux. Tout à coup, il vit une tarte au pied de son échelle, il remarqua qu’elle avait une cassé aile. Il décida de l’adopteur et de l’appeler Perlimpinpin . Il n’y avait pas de bandage alors il prit des feuilles et des branches pour faire une sorte de prothèse. Le petit oiseau essaya de voler mais il ne réussit pas.

Jules rentra chez lui pour aller lui chercher des graines. Quand il ouvrit la porte à sa mère lui dit:

– Tu m’as menti, tu ne vas pas à l’école !!!

– Oui mais…

– Il n’y a pas de mais! File dans ta chambre!

Après avoir entendu sa mère le gronder, le garçon s’enfuit par la fenêtre en courant, il alla à la cabane chercher sa tarte. Au bout d’un long moment, il arrive dans une forêt. Grâce à la lumière de la lune, il aperçut une source. Assoiffé, il se jeta sur l’eau.

Partie 3 Série d’actions du 31 janvier au 13 février 2020 Classe de Mme Sorin

Jules entendit un petit bruit dans le paysage lointain. Il crut voir deux personnes marcher sur le sentier. Ce n’était pas un rêve. Devant lui, se habillaient une fille et un garçon.

– Qui es-tu? demanda Jules.

– Je m’appelle Louis et voici ma sœur Charlotte. Nous nous sommes perdus. Et toi, qui es-tu?

– Je suis Jules, je suis perdu dans la forêt hier soir, a répondu-il.

Étant tous très assoiffés, ils allèrent boire à la source puis ils décidèrent de faire équipe pour retrouver leur chemin.

Tout à coup, Charlotte vit une plume, puis une deuxième et une troisième… Ils ont suivi cette piste quelques minutes et tombèrent sur un magnifique oiseau. Ce volatile les regardait avec insistance. Jules le reconnut, c’était un cacatoès !!! 

Jules se dit: Tomber sur un perroquet dans une forêt du Nord-Ouest de la France, c’est très bizarre. Cela doit être un signe, suivons-le.

Ils ont appelé cet oiseau Cristal. L’oiseau s’envola et leur montra le chemin. Ils suivent le vol majestueux de Cristal plusieurs heures. Les trois camarades commençaient à se fatiguer mais elles n’osaient pas s’arrêter de faire une pause, de peur de perdre de vue Cristal.

Louis aperçut sur la gauche des pommiers, il se précipita dans leur direction et se jeta dessus. Il avait une faim de loup. Jules et Charlotte réagirent de la même manière. Les trois compères, trop heureux de pouvoir se reposer et manger, oublièrent le cacatoès…

Lorsqu’ils relevèrent la tête pour le chercher, il avait disparu…

– Ce n’est pas possible, comment allons-nous faire pour retrouver notre chemin maintenant? demanda Louis.

– Pas de panique, a répondu Charlotte. Regarde là-bas, une colline. Elle ressemble à celle qu’il y a à côté de chez nous. Je suis sûr que si nous arrivons à monter au sommet, nous apercevrons notre village.

Ils reprirent alors leur chemin.

Ils n’étaient même pas au milieu de la colline qu’ils commençaient à s’assoupir. Ils décidèrent de se reposer. Ils s’endormirent. Quand ils se réveillèrent, il faisait presque nuit. Charlotte regarda dans son sac pour voir s’il lui restait quelques pommes qu’ils avaient récoltées dans le pommier. Elle cria et les garçons lui demandèrent pourquoi.

– Plus une pomme! cria Charlotte.

– Oh non! soupira Louis.

Partie 4 Résolution du 2 au 12 mars 2019 Classe de Mme Granry

– Il ne reste que les trognons! ajouta Jules en ouvrant le sac.

– Bon, on s’en passera, fini par dire Charlotte.

Les trois amis étaient affamés et assoiffés à cause du  climat

assez sec.

Malgré tout, ils continuèrent leur chemin en direction de la colline.

Soudain, ils entendirent un bruit.

Ils aperçurent un sanglier qui avait l’air très féroce.

– Essayons de tuer avec une lance, proposa Louis.

– O oui! s’exclama Jules. Si nous réussissons, nous pourrons manger cette espèce de gros sac à puces.

Mais c’est alors que Louis glissa sur une bouse. Le bruit de la chute fit fuir l’animal.

Toujours morts de faim, Jules, Louis et Charlotte avancèrent.

Ils virent un homme avec une barbe blanche. Un moment, Jules crut que c’était le Père Noël. En fait, c’était un fermier. Ils lui demandèrent leur chemin.

Quand ils arrivèrent sur la colline, ils virent Cristal sur un poirier. C’était le paradis: des pommiers, des poiriers, des orangers et des fleurs. Mais toujours pas de village.

Tout à coup, ils entendent des coups de fusil. C’était des chasseurs. Peu à peu, ils les trouvèrent. Les chasseurs les invitèrent à manger ce qu’ils avaient chassé. Après avoir mangé, les enfants expliquent leur situation périlleuse. Un des chasseurs leur dit:

– Nous allons vous aider. 

Pendant plusieurs heures, les chasseurs guidèrent les enfants.

Après une longue marche et alors qu’ils étaient prêts à fabriquer un campement pour dormir le soir, les enfants virent une cabane où une poire dormait !!! Réveillée par le bavardage des jeunes, elle sauta sur Charlotte et lui cassa le poignet!

 

C’est à ce moment-là que Jules se réveille dans la classe en sursaut …

 

Le professeur lui pose une question:

– Jules, 4 divisé par 14?

– Heuuuu…. Poirier! dit Jules.

– Tu te moques de moi? dit le professeur. Tu ne me  respecte pas!

Jules resta muet. Il était un peu gêné. C’est alors que la sonnerie retentit.

– Ouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis! firent les enfants.

Jules était pressé de sortir de la classe pour retrouver Perlimpinpin qu’il avait aperçu par la fenêtre. Maïs…

– Jules, reste ici. Tu vas m’expliquer de quoi tu as rêvé, exigea le professeur. Après quoi, il sera temps pour toi d’aller aider ta maman aux champs. Elle t’attend.

Partie 5 Situation finale du 13 au 26 mars 2020 Classe de Mme Marchand

Jules s’exécuta et raconta à son instituteur avec enthousiasme son rêve extraordinaire.

– C’est un joli rêve Jules, mais tu comprends bien que dormir en classe n’est pas autorisé. Il faut que tu te reposes.

Ce soir là, Jules se coucha de bonne heure… et bientôt de retour dans son rêve. Il y a retrouvé Charlotte qui soignée de blessure au poignet avait pu apprivoiser la petite poire de la cabane et qui était même devenue sûre d’elle! Avec son frère, ils avaient pu retrouver le chemin de leur maison grâce à l’aide des chasseurs.

Jules, Louis et Charlotte devinrent à partir de à partir de ce jour inséparables et créèrent le club de la biodiversité . Ils avaient confiance: beaucoup viendrait les rejoindre dans leur rêve d’un monde plus beau, plus fraternel et plus respectueux.

Dans la vraie vie, l’instituteur, qui se prénommait Monsieur Etienne Durable , proposa son aide à la maman de Jules qui après un petit temps d’hésitation accepta. C’était un tel soulagement que de pouvoir être épaulé dans les travaux harrassants.

Nous pensons même que Monsieur Durable et sa maman tombèrent amoureux, que Jules eut un petit frère … et qu’il ne s’endormit plus jamais en classe.

Il continuait chaque nuit à retrouver ses amis et à oeuvrer dans l’imaginaire.

Jules devint un grand écrivain de romans d’aventures et un défenseur éclairé de l’environnement.