Récit Vert F Le chat à sept têtes

Partie 1 Introduction du 6 au 16 janvier 2020 Classe de Mme Granry

C’était en 2019, le 02 juillet plus précisément. La journée était belle, ensoleillée. Au loin, on entendait des aboiements. C’étaient ceux de Pitch, le chien de Paul. Les cours se terminaient tout juste au collège Saint Martin. Alors que la sonnerie venait tout juste de retentir, tous les enfants se précipitaient vers la sortie. Seuls Paul et Marie rejoignaient tranquillement le portail. Alors qu’ils ne jouaient pas ensemble sur la cour, ils appréciaient de se retrouver à 16h30. Une fois le portail franchi, Paul passait chez lui récupérer son chien Pitch. Avec lui, les deux jeunes adolescents rejoignaient leur cabane au jardin du Mail. Pitch était un labrador noir. Paul lui avait donné ce drôle de nom pour deux raisons : il était né l’année des P et l’animal adorait finir les Pitch de son maître. En plus, il avait un collier de super héros. Paul et Marie se réjouissaient chaque soir de passer un temps ensemble. Ils prenaient leur goûter (des Pitch avec du jus d’orange), ils se racontaient leur journée, ils partageaient leurs secrets, ils jouaient à des jeux de société, ils lisaient des récits d’aventures… Paul mesurait un mètre soixante. Il était musclé, avait les cheveux bruns et les yeux noisette. Marie, elle, était grande et fine. Elle avait les cheveux châtains et des yeux bleus clairs. Tous deux étaient très intelligents et passionnés par la nature. Paul était un garçon discret : il ne se mêlait pas des affaires des autres. Il était aussi intrépide (il lui arrivait de sortir de sa maison en cachette sans réveiller ses parents) et habile : il avait de très bons réflexes. Il avait aussi un rêve : gagner beaucoup d’argent en vendant de la poudre de perlimpinpin, poudre que Pitch adorait renifler ! Marie était à l’aise à l’oral ; elle s’exprimait très bien ; elle était aussi drôle et gentille. Dans la cour, si elle voyait quelqu’un pleurer, elle venait le consoler et lui raconter des blagues Carambar pour lui redonner le sourire. Marie était aussi serviable et aidante : quand sa maman avait besoin d’aide, elle n’hésitait pas. Marie et Paul avaient un trait de caractère commun : ils étaient très curieux et s’intéressaient à ce qui les entourait. Côté sport, les deux amis pratiquaient l’optimist au Lac de Maine. En plus, Paul faisait du karaté alors que Marie faisait de longues heures de natation. Ils étaient très doués dans leurs disciplines. Paul et Marie faisaient aussi tous les deux de la musique : Paul faisait ses premières années de violon et Marie était dans son troisième cycle de basson. Le dimanche, Paul était louveteau et Marie louvette. En pratiquant ces activités, ils développaient leur autonomie, leur sens de l’orientation, leurs connaissances des arbres et des plantes. Ce soir-là, dans leur cabane, alors qu’ils avaient visité le château d’Angers dans l’après-midi, ils reparlèrent de l’exposition sur les cochons qu’ils avaient vue. La décoration rose à pois verts et jaunes sur les créneaux les avaient fait beaucoup rire !

Partie 2 L’événement perturbateur du 17 janvier au 30 janvier 2020

Et que dire de cette visite de la tapisserie de L’Apocalypse ! La guide était passionnante et leur avait fait découvrir des détails qu’ils n’auraient jamais découverts seuls. Paul avait été particulièrement fasciné par la bête de la mer, un monstre à sept têtes et dix cornes. Il avait dit à Marie : « Je fais tout pour préserver la biodiversité mais ce monstre là, je n’aimerais pas le rencontrer. » Ils riaient encore de cette blague que Paul venait de reraconter pour la troisième fois quand Pitch se mit à grogner. C’était assez rare pour qu’ils le remarquent. Le canidé était très calme et ne montrait les crocs que s’il s’agissait de se faire respecter par le chat de Mme Jacadi la voisine. Mais là le son qu’il émettait était différent, on avait l’impression que Pitch essayait de faire peur mais qu’au fond de lui, il était terrorisé. D’un bond, les enfants sortirent de la cabane, se saisirent de la corde et descendirent en un rien de temps sur la terre ferme. Ils n’eurent que le temps d’apercevoir Pitch qui sauta par-dessus le portail et s’enfuit en poussant un gémissement qui leur glaça le sang.

Partie 3 Série d’actions du 31 janvier au 13 février 2020 Classe de Mme Caro

Les enfants commencèrent à courir derrière le chien. Ils ne le voyaient plus mais l’entendaient. Tout d’un coup, ils découvrirent Pitch , paralysé de peur. Paul et Marie levèrent la tête et virent plus loin  le chat de Mme Jacadi. Le félin était devenu un monstre digne de la mythologie. Le chat de la voisine avait subi une transformation extraordinaire. Le Mistigri avait maintenant, 7 têtes. Chaque tête portait un museau, un bec, un groin, des trompes, des cornes… Nos deux collégiens essayèrent de calmer le chien. Ils le prirent dans leurs bras, le consolèrent tout en se regardant, stupéfaits. Le chat reprit sa course à travers la forêt. Des roseaux apparaissaient dans le paysage. La terre était de plus en plus humide.

Soudain, le chat et ses poursuivants s’arrêtèrent net. Paul et Marie connaissaient les lieux. Ils pratiquaient leur sport favori, la voile, sur ce lac. L’étendue d’eau n’était pas loin. Les deux adolescents fixèrent le félin. Il mit sa patte poilue sur une plaque poussiéreuse, que seul l’animal connaissait. Délicatement, l’animal tourna sa patte. Le sol s’ouvrit légèrement, laissant apparaitre un petit escalier. Celui-ci paraissait étroit, des toiles d’araignées flottaient dans l’ombre. La lumière du jour fit enfuir des chauve-souris. L’air était frais. Une odeur de moisissure sautait au nez des enfants.

Marie et Paul se regardèrent, étonnés. Ils ne connaissaient pas ce passage secret.

  • « Ah , c’est super ! regarde un peu le temps que l’on gagnerait chaque mercredi en passant par là. On traverse. De l’autre côté, il y a une sortie au niveau du club nautique. Allez viens ! »

Les paroles de Marie retentissaient encore dans les oreilles de Paul. Il avait bien essayé de la retenir. Mais, Marie aimait explorer, prendre des risques. Le prudent garçon avait suivi. Ils s’engagèrent tous les deux dans le souterrain, précédés par Pitch et le mystérieux chat.

Le félin descendait avec prudence, très gêné avec toutes ses têtes. Il s’engouffra dans un tunnel exigu. Pitch ne pouvait plus suivre. Les 3 aventuriers prirent une autre direction. Après quelques pas, devant eux, une porte les immobilisa. Il n’était sans doute pas raisonnable de franchir ce nouvel obstacle. Marie avait déjà la main sur la poignée. Epoustouflés, ils découvrirent un laboratoire rempli de flacons. Chaque petite bouteille contenait un liquide blanc ressemblant étrangement à du lait. Un récipient était tombé au sol. Son liquide s’était répandu. Des traces de pattes de chat se dessinaient sur le sol. L’animal avait certainement bu cet étrange liquide.

Marie s’approcha et glissa sur le liquide. Son pied percuta l’armoire. Le meuble bougea, s’ébranla et tomba en poussière dans un grand fracas. Une petite porte se dessinait devant eux. Aux contours de la porte, une lueur clignotante se laissait entrevoir. Derrière la porte, des bruits étranges se firent entendre. Les deux enfants se regardèrent. Paul comprit tout de suite ce qui se préparait dans la tête de Marie. Remise sur pied, elle s’engagea vers la porte. Cette fois, Paul lui fit barrage. Mais Marie a réussi à le convaincre. Ils ouvrirent ensemble ce nouvel obstacle. Brusquement, des dizaines de cacatoès s’envolèrent de la pièce. Marie et Paul poussèrent des cris de surprise, de peur. Ils s’écartèrent, se baissèrent pour que les volatiles quittent la pièce. Celle-ci semblait sale, poussiéreuse, remplie d’étagères chargées de bocaux. Il n’y avait personne dans le local. Marie s’approcha d’une étagère. A son habitude, elle commença à observer. Subitement, elle se figea et se mit à trembler. Elle vit un petit animal, difforme. Paul à son tour, examina les objets. Dans un premier temps, il recula, sa respiration était coupée. Ses yeux n’en revenaient pas. Les Licornes, les griffons, le Minotaure, le Lynx… ils étaient tous là, tous aussi monstrueux, hideux. Paul avec beaucoup d’humour avait déclaré : « C’est La mythologie en bocal ».

Subitement, Mme Jacadi apparut. Elle paraissait floue. Son image n’était pas nette. Marie s’approcha d’elle, posa sa main sur son épaule. Sa main traversa le corps de Mme Jacadi. Elle se rendit compte alors qu’il s’agissait d’un hologramme. Paul déclara qu’il était encore temps de partir de ces lieux complétement fous. Ils n’auraient pas de raccourci pour aller au Club, ce n’était pas le plus important. Il avait déjà pris Pitch par le collier.

Mme Jacadi prit la parole. Le haut-parleur diffusa sa voix : -« N’ayez pas peur ! Je ne comprends pas ce que vous faites ici. Mon chat a disparu, il a absorbé un liquide de transformation. Pouvez-vous m’aider ? »

Partie 4 Résolution du 2 au 12 mars 2019 Classe de Mme Mallard

Les deux collégiens tremblaient plus que jamais. Marie commença à parler :

«  – Que….que faites-vous en hologramme ? 

–  Je suis ainsi pour rester en contact avec mon mari qui passe son temps à faire des expériences.

Paul avança à son tour tout peureux :

« D’a….d’ac…D’accord on,,,on va,,,,vous,,,,vous aider… »

Ils prirent une grande inspiration et commencèrent à examiner les fioles pour trouver des indices. Marie prit une fiole qui glissa de ses mains et une potion durable se répandit sur le sol et laissa apparaître les traces du chat. Soudain, un aboiement se fit entendre.

– C’est Pitch, s’écria Marie. Mais, c’est bizarre, tu le tenais par le collier ! Où est -il passé ?

– Sortons voir ce qui se passe dit Paul. Pitch a peut être trouvé le ‘monstrueux’ chat car son aboiement est vraiment inhabituel  !

Paul et Marie se dirigèrent grâce à l’aboiement du chien et arrivèrent à l’extérieur, Ils trouvèrent Pitch hurlant devant la créature mythologique coincé dans un gros buisson épineux.

Paul attrapa Pitch par le collier et le rattacha à sa laisse. Ensuite, ils se précipitèrent dans le laboratoire demander de l’aide au professeur.

Ils y arrivèrent tout essoufflés et crièrent :

– Madame Jacadi, pouvez-vous demander à votre mari l’antidote afin que votre chat redevienne normal ?

– Je le contacte immédiatement, ne bougez pas !

Quelques minutes plus tard, elle leur expliqua  la démarche à suivre :

– Prenez une fiole vide et mettez le liquide contenu dans le bocal avec le lynx, le griffon et le minotaure. Attention ne prenez surtout pas celui avec la licorne !

Ajoutez-y 1 l de lait, mélangez le tout , versez-le dans un bol et  donnez-le au chat en vous assurant qu’il boive l’intégralité de la mixture. Les deux amis laissèrent Pitch dans la salle et portèrent délicatement le mélange en le posant le plus près possible du buisson où se trouvait l’étrange félin et coururent se cacher derrière un arbre.

Partie 5 Situation finale du 13 au 26 mars 2020

De leur poste d’observation, Marie et Paul tremblaient à la fois d’inquiétude et de l’impatience liée au suspense de la situation.

Notre étrange félin, prenait son temps. Il s’étira  et il lui en fallait pour tendre successivement ses sept cous ! Ensuite, il choisit de s’écarter du buisson car il avait repéré une source d’eau fraîche.

  • Mince dit Paul, il va préférer l’eau à notre potion.
  • Exact, répondit Marie, mais au fait, qui dit sept têtes dit sept langues, crois tu que cela a de l’importance, Paul ?
  • Aucune idée répondit l’adolescent
  • Comment faire pour l’attirer vers le bol ?
  • Attends, je vais siffler comme un miaulement

Effet réussi, l’animal releva ses têtes et retourna vers le buisson. L’une de ses têtes frôla le bol. Surpris, sa langue sortit et se plongea pour laper dans le bol magique. Les deux jeunes retenaient leur souffle.

  • Pourvu que cela fonctionne dit Marie

Une puis deux, puis trois langues se succédèrent dans le bol….Paul s’était mis à compter à haute voix. Mais il ne vit pas la septième langue se pencher vers le récipient.

  • Zut dit Paul, la septième langue n’a rien absorbé.

Notre étrange félin fit quelques pas et se coucha derrière les buissons.

Sans faire de bruit, Marie et Paul avancèrent vers le bol :

  •  Vide, dit Marie, chouette.
  • Oui mais quel effet si la septième tête n’a rien ingurgité ?

Les adolescents patientèrent encore un peu en retournant se cacher derrière le tronc. Quelques minutes plus tard, ils virent le chat de Madame Jacadi ; ils en étaient sûrs, ils reconnaissaient son pelage mais un détail les intriguère.

  • Il a des cornes dit Marie.
  • Ce sont les cornes de la septième tête, elles n’ont pas disparu répliqua Paul.
  • Ah, Ah, s’exclaffa La jeune fille…..des cornes d’abondance…peut être avec de l’eau dedans….pour pouvoir résister au changement de climat, ainsi, il aura sa propre réserve d’eau intégrée !!